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 Les textes à étudier

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Cécile
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MessageSujet: Les textes à étudier   Ven 17 Mai - 2:10





A la suite de ce post, les textes à étudier seront mis en ligne chaque lundi inchaAllah



Qu'Allah vous facilite !



« Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois que Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident. » (S33v36)
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Cécile
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MessageSujet: Re: Les textes à étudier   Dim 2 Juin - 3:37




COURS N°1


L’AVENEMENT DU MOIS DE RAMADAN



L'avènement de ce mois n'est officiel que par la confirmation de l'une des deux choses :


1) LA VUE DU CROISSANT LUNAIRE
La vue du croissant lunaire : par cela, l'avènement du mois de Ramadan est confirmé, à l'unanimité des musulmans, conformément à cette parole d'Allah (L'Exalté) :
" Donc, quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne ! " [sourate 2 : La Vache, verset 185]
Dans un hadîth rapporté par Ibn ‘Oumar (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père), le Prophète a dit : « Si vous voyez la nouvelle lune (du mois de Ramadan), jeûnez. Si vous voyez la suivante, rompez le jeûne. » Unanimement reconnu comme authentique (Al-Boukhârî et Mouslim).
Il suffit, pour authentifier la vision de la nouvelle lune, qu'un homme pieux (juste) annonce l'avoir vu, selon le plus juste des avis (des savants), conformément à cette parole d'Ibn ‘Oumar (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) : « Les gens cherchaient le croissant lunaire, j'ai alors informé le Messager que je l'avais certes vu. Il a alors jeûné et a ordonné aux gens de le faire. » Rapporté par Abou Daoud, Ad-Darimî, Ibn Hibbân, Al-Hâkim, Al-Bayhaqî et authentifié par Ibn Hazm.
Dans un hadith rapporté par Ibn ‘Abbâs : « Un Bédouin vint auprès du Prophète et dit : « Certes, j'ai aperçu le croissant lunaire (c’est-à-dire celui du mois de Ramadan). » Le Messager d'Allah lui dit : « Attestes-tu qu'il n'y a point de divinité digne d'être adorée en dehors d'Allah (La Ilâha Illâ Allah) et que je suis le Messager d'Allah ?» Il répondit : « Oui. » Il dit : « Ô Bilâl ! Annonce aux gens de jeûner demain. » Rapporté par les auteurs des Sounans (Abou Dâoud, At-Tirmidhi, An-Nassâ-i, et Ibn Mâjah).

2) LES 30 JOURS DE CHA’BANE

Ce qui confirme sans ambiguïté l'avènement du mois de Ramadan, c'est quand le mois de Cha’bâne atteint trente jours, car si le croissant de lune du mois ramadan n'est pas aperçu (pour une quelconque raison météorologique), alors on achève (le mois de) Cha’bâne à trente jours, selon cette parole du Prophète :
« Certes, le mois est de vingt-neuf jours. N'entamez le jeûne que lorsque vous apercevez le premier croissant de lune. Et si le temps est brumeux, et que vous ne pouvez l'apercevoir, complétez alors la période (d'un trentième jour). »
Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim (unanimement reconnu comme authentique) et la version est celle d’Al-Boukhârî. Et dans ce sens, d'autres ahadîthes ont été rapportés, dans les six livres et dans d'autres.
Quiconque a vu le croissant, mais dont le témoignage a été rejeté, il doit jeûner en même temps que les gens, selon cette parole du Prophète : « Le jeûne a lieu le jour où les gens jeûnent . » Rapporté par At-Tirmidhî.





LE QUATRIEME PILIER DE L’ISLAM ET LES PREUVES DE SON OBLIGATION

La plus grande des adorations, durant ce mois béni, est le jeûne. Car le jeûne du mois de Ramadan constitue le quatrième pilier de l'Islam. Le Prophète dit : « L'islam est bâti sur cinq (piliers) : l'Attestation qu’il n’y a de divinité en droit d’être adorée si ce n’est Allah et que Mouhammad est le Messager d'Allah, accomplir la prière, s’acquitter de la Zakât, jeûner le mois de Ramadan et effectuer le pèlerinage. » (Unanimement reconnu comme authentique) Rapporté par Al Boukhârî et Mouslim d'après le hadith d'Ibn ‘Oumar (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père). Cette version provient de l’authentique de Mouslim.
Le jeûne est une obligation d'après la preuve du Coran, de la tradition prophétique (as-sounnah) et du consensus. Pour ce qui est du Coran, la preuve réside dans cette parole d'Allah (Le Très-Haut) :
" Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété " [Sourate 2 : La vache, verset 183]
En ce qui concerne la tradition prophétique (as-sounnah), la preuve est dans le hadîth d’Ibn ‘Oumar cité précédemment.
Enfin, les musulmans sont unanimes sur l'obligation du jeûne du mois de Ramadan.

1) LA DÉFINITION DU JEÛNE

Dans le sens littéraire, la signification du terme « jeûne (sawm en arabe) » est l'abstinence de façon générale. Allah, Le Très-Haut, dit au sujet de Maryam (Marie), mère de ‘Issâ (Jésus) que le salut soit sur lui :
" dis (lui) : « Assurément, j'ai fait vœu au Tout Miséricordieux de m’abstenir (sawmâ) de parler : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain. " [Sourate 19 : Maryam, verset 26].
Un poète a dit :
خيل صيام وخيل غير صائمة * تحت العجاج وأخرى تعلك اللجما
Chevaux galopants ! D’autres sous la poussière
S’abstenant et d’autres mâchant leurs muselières !
Dans la loi islamique (chari’a), cela signifie s'abstenir de manger, boire ou entretenir des rapports charnels avec sa femme, ou toute autre chose qui peut faire rompre le jeûne, depuis le lever de l’aube jusqu'au coucher du soleil, en obéissance à Allah (Exalté Soit-Il).

2) LES BIENFAITS DU JEÛNE

Le jeûne renferme des bienfaits considérables dans cette vie et dans l'au-delà. Parmi ces bienfaits, le fait qu’il soit la cause d’acquisition de la piété :

" Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété "
[Sourate 2 : La vache, verset 183]
C'est aussi un moyen pour le musulman de se préserver des péchés, et un moyen de se préserver du châtiment d'Allah. Abou Hourayrah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : J’ai entendu le Prophète d'Allah dire : « Le jeûne est une protection (contre les péchés) et est un bouclier contre le feu. » Rapporté par Ahmad, et Al-Bayhaqî dans son livre « chou’ab al-îmân», et ce hadith a son origine dans les deux authentiques (Al Boukhârî et Mouslim).
De plus, le jeûne contracte les voies de Satan, atténue les causes de désir qui rongent la personne. D'après Ibn Mas’oud (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète a dit : « Ô jeunes gens ! Quiconque parmi vous possède la capacité physique et les moyens financiers nécessaires au mariage, qu'il se mette en ménage. Certes, le mariage contraint à abaisser les regards lascifs et préserve la chasteté. Quant à celui qui n'en possède pas les moyens, qu'il jeûne, car le jeûne le protégera contre la tentation. » Unanimement reconnu comme authentique (Al-Boukhârî et Mouslim).
Le jeûne est une cause pour que les vœux soient exaucés. D'après Abou Hourayrah (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète a dit : « Il y a trois personnes dont l'invocation sera exaucée, parmi eux, le jeûneur jusqu'à la rupture de son jeûne… » Rapporté par At-Tirmidhî.

CHEIKH ‘ABDIL ‘AZIZ IBN ‘ABDILLAH ÂL CHEIKH




PARMI LES MERITES DE RAMADAN

Shaykh 'Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan

Abû Huraira (radiallahu ‘anhu)a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : " Toute action du fils d’Adam sera multipliée de dix à sept cents fois. Allah, Puissant et Sublime, a dit : " Sauf le jeûne, car il est pour Moi et Je le récompenserai. Il abandonne ses désirs et sa nourriture pour Moi. Il y a deux joies pour le jeûneur. Lorsqu’il rompt son jeûne et lorsqu’il rencontre Son Seigneur. Et l’haleine du jeûneur est plus agréable à Allah que l'odeur du musc. " st la preuve de la vertu du jeûne et du rang qu'il possède auprès d’Allah. Quatre de ses nombreuses vertus apparaissent dans ce hadith et elles sont :

1. Les jeûneurs recevront leur récompense complète sans compter, chaque bonne action sera récompensé de dix à sept cents fois, sauf le jeûne. En effet, sa récompense n'est pas limitée à ce nombre, mais Allah le récompensera comme Il veut. Ceci parce que le jeûne est (parmi les formes de) patience et Allah a exposé :
" La terre d’Allah est vaste et les endurants auront leur pleine récompense sans compter " [2]

Al-Awza'i dit de ce verset : " Il ni sera pesé pour eux, ni mesuré, mais plutôt il leur sera simplement servi comme la nourriture est servie. " [3]

2. En effet Allah a lié le jeûne à Lui, à la forme conjonctive, par dessus tout autre type d'actes. Et ce lien est suffisant pour montrer son statut noble. Ceci, et Allah est plus savant, est dû au fait qu’il englobe toute la journée. Ainsi, on peut constater que le jeûneur a négligé ses désirs, tandis que son âme languit constamment après eux. Ceci, dans la durée, n'est pas trouvé ailleurs que dans le jeûne, particulièrement les jours d'été en raison de leur longueur et de la chaleur. Le refus de l'individu des choses qu'il désire est un acte d'adoration, qui sera récompensé. Ceci parce que le jeûne est un secret entre le serviteur et son Seigneur. Personne ne le connaît sauf Allah, le Très-Haut. C'est une action (cachée) intérieure, qui ne peut être vu de la création, ainsi riya' (l’ostentation) ne peut pas y entrer.

3. Quand celui qui jeûne rencontrera son Seigneur, il sera enchanté par son jeûne en raison de ce qu'il verra comme abondance, bonne position et récompense dus à l’acceptation de son jeûne, qu'Allah lui a accordé en premier lieu.

Quant à sa joie lorsqu’il rompt le jeûne, elle est due à l'achèvement de l'acte d'adoration et qu’il (le jeûne) est libre du mal et des choses interdites. Ceci est parmi les types de joie louées puisque c'est une joie qui émane de l'obéissance à Allah et de l'achèvement du jeûne, en raison de la grande récompense promise. Comme Allah dit : " Dis : Par la grâce et la miséricorde d'Allah et par cela, réjouis-toi " [4]

4. L’haleine du jeûneur est plus agréable à Allah que le parfum du musc. Cette belle odeur sera pour le Jour du Jugement qui est le jour où la récompense pour les actions sera manifeste. Ceci est basé sur une narration du hadith : " …plus agréable à Allah le Jour du Jugement … " [5]

De même dans la vie de ce monde, car c'est le temps de la manifestation des signes d'adoration, en raison de la narration :

" Et l’haleine du jeûneur quand il expire la nourriture (qu’il a mangé précédemment) est plus agréable à Allah que l'odeur du musc " [6]

Ce parfum, détesté par les gens qui le sentent dans ce monde, sera cependant plus agréable à Allah que l’odeur du musc. Ceci parce c’est quelque chose qui provient de l'obéissance à Allah.

Ibn Hibban a dit : " Le signe qui marquera les croyants le Jour du Jugement est la brillance (de leurs visages) en raison de leurs ablutions (wudhu) dans ce monde, qui les distinguera du reste des nations. Et leur marque le Jour du Jugement en raison de leur jeûne sera une haleine agréable, plus agréable à Allah que l’odeur du musc. Ceci afin que l'on puisse les reconnaître pour cet acte. Nous demandons à Allah de nous accorder la bénédiction ce jour. " [7]

Et parmi les mérites de Ramadan est qu'Allah a distingué ceux qui jeûnent par une porte spécifique parmi les portes du Paradis. Personne d’autre qu’eux n'entrera par cette porte. Sahl Ibn Sa'ad (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : " En vérité, il y a une porte dans le Paradis, qui est Ar-Rayan. Le Jour du Jugement, ceux qui jeûnaient entreront par là, personne d'autre qu'eux n’entrera par celle-ci. Et quand ils seront entrés, elle se fermera, et personne n'entrera par elle (après eux). " [8]

Et dans une narration : " Et quiconque y entre aura à boire. Et quiconque boira ne se sentira plus jamais la soif. " [9]

Cependant, ces mérites ne sont atteints que par celui qui jeûne avec sincérité en s'abstenant de nourriture, de boisson, de relations sexuelles, d’écouter ce qui est illicite, de regarder vers l'interdit et de gagner ce qui est illégal. Ainsi, ils doivent jeûner et s'abstenir des actes coupables. La langue doit jeûner et s'abstenir de la médisance et du faux serment. Ceci est le jeûne légiféré, dont le résultat sera la grande récompense. Et s’il n'est pas ainsi, le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : " Quiconque n'abandonne pas le mensonge et le fait d’agir sur cela, alors Allah n'a aucun besoin qu’il abandonne sa nourriture et boisson. " [10]

Et Abû Huraira (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : " Il se peut que le jeûneur n’est de son jeûne que la faim et la soif. Et il se peut que celui qui prie la nuit n’est que la fatigue et le sommeil. " [11]

Notes de bas de page :
[1] Al-Bukhari (4/103) et Muslim (1151)
[2] Sourate Az-Zumar : 15
[3] Tafsir Ibn Kathir (7/80)
[4] Sourate Yunus : 85
[5] Cette formulation est trouvée dans le hadith de Muslim (le Livre du jeûne: 163)
[6] Rapporté par Ibn Hibban et Ahmad
[7] Voir Sahih Ibn Hibban (8/211)
[8] Al-Bukhari (4/111) et Muslim (1152)
[9] Cet ajout au hadith est trouvé dans le Sahih d'Ibn Khuzaima (n°1903)
[10] Al-Bukhari (10/473)
[11] Rapporté par Ahmad, Ibn Hibban et d'autres avec une chaîne de transmission authentique.
Article tiré du site allahuakbaar.net
Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 27-29)
Traduit par les salafis de l’Est





LE LIGOTAGE DES DIABLES ET SA SIGNIFICATION

CHEIKH ‘ABDIL ‘AZIZ IBN ‘ABDILLAH ÂL CHEIKH

En ce mois les portes de la Miséricorde sont ouvertes, les portes de l'Enfer sont fermées, et les hordes de Satan sont ligotées. Les âmes croyantes sont enclines à l'obéissance d’Allah et se détournent des péchés. Selon Abou Hourayrah (Qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète dit : « Quand vient le mois de Ramadan, les portes du Paradis s’ouvrent, celles de l'Enfer se ferment et les démons sont enchaînés. » Rapporté par le Groupe (à l'exception d'Abou Dâoud) dans des termes similaires.
Certains ont cité des références rapportées par autre qu’Abou Hourayrah ; At-Tirmidhî, Ibn Mâjah et An-Nassâ-i ont ajouté dans une variante : « Puis on appelle : « Ô toi qui désires faire le bien ! Entreprends-le ! Ô toi qui désires faire le mal ! Abstiens-toi ! », et Allah affranchit de l’enfer de nombreuses personnes, et cela chaque nuit. »
Dans certaines versions d’ahadîthes, on évoque le fait que les hordes de Satan soient ligotées. Les savants ainsi divergèrent sur l'explication et la façon dont se passe ce ligotage :
Certains ont dit : seuls les dissidents parmi les diables sont ligotés, afin de réduire l'effet du mal en ce mois ; d'autres ont dit : ce sont les musulmans qui ont accompli sérieusement le jeûne avec ses conditions et observé ses convenances, qui bénéficieront de cet avantage. Et d’autres dirent : les diables sont ligotés au sens propre, et il n'est pas nécessaire que tous les diables soient ligotés pour que le mal et le péché ne se produisent pas, car il y a d'autres causes que les diables pour cela tels que : les âmes qui ordonnent le mal, les mauvaises habitudes et les diables humains. Cet avis est le plus proche de la vérité avec la permission d’Allah.
L'essentiel c'est que ce mois est une occasion, pour qui Allah a accordé le succès et épanoui son cœur, de renforcer son obéissance à Allah et de s'éloigner des péchés, car tous les facteurs sont réunis pour y parvenir. On tire de ce hadith, avec ses rajouts, un autre mérite : chaque nuit de ce mois, Allah sauve un groupe des gens de l'Enfer. Les mérites de ce mois sont innombrables, et nous en avons précédemment cité certains.





« Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois que Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident. » (S33v36)
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Cécile
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MessageSujet: Re: Les textes à étudier   Dim 9 Juin - 5:25


Cours n°2

Les catégories de personnes face au jeûne


1- Le jeûne est une obligation pour tout musulman adulte, ayant atteint l’âge de la puberté, sain d’esprit, qui en est capable physiquement et résidant (non voyageur).

2- Le non-musulman n’est pas tenu de jeûner et il n’a pas à rattraper le jeûne s’il venait à se convertir.

3- L’enfant impubère n’est pas tenu de jeûner ; par contre, on peut l’inciter à le faire pour qu’il s’y habitue.

4- L’handicapé mental ne jeûne pas quelque soit son âge et ne doit pas faire manger un nécessiteux. Il rentre dans la même catégorie que la personne âgée sénile et la personne qui n’est pas saine d’esprit.

5- Celui qui est incapable de jeûner à cause de la vieillesse, ou d’une maladie incurable, celui-ci est tenu de faire manger un pauvre pour chaque jour de jeûne manqué.

6- Le malade dont on espère la guérison, ne jeûne pas si cela lui est pénible ; mais il compense après sa guérison par un même nombre de jours de jeûne.

7- La femme enceinte et la nourrice, si le jeûne leur est pénible à cause de la grossesse ou de l’allaitement, ou par crainte pour la santé de leur enfant, peuvent ne pas jeûner ; elles compensent alors les jours perdus une fois que le jeûne leur sera devenu plus facile et qu’elles ne craignent plus pour leur enfant. (Divergence entre les savants, voir à la suite)

8- Les femmes en période de menstrues ou post-natale n’ont pas à faire le jeûne et elles sont tenues de récupérer les jours manqués après leur période.

9- Celui qui est dans l’obligation de rompre le jeûne pour sauver quelqu’un de la noyade ou d’un incendie, qu’il le fasse ; il compensera ce jour par la suite.

10- Le voyageur a le choix entre jeûner ou non. Mais il est obligé de compenser les jours manqués, que le voy¬age soit occasionnel (ex : al-‘Umra) ou en permanence, comme les chauffeurs routiers, les chauffeurs de bus ou de taxis. Ceux-ci peuvent rompre leur jeûne, s’ils le désirent, tant qu’ils se trouvent dans un pays étranger.

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn 'Outheymine


Divergence sur la femme enceinte et celle qui allaite en période de jeûne
SHeikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm (rahimahullâh)

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Les savants ont divergé concernant la femme enceinte et celle qui allaite, si elle craint pour l’enfant qu’elle porte ou qu’elle allaite, et du fait qu’elle rompt le jeûne. Doit-elle s’acquitter d’une compensation ou non ? Les deux imâms - Ach-Châfi’î et Ahmad - sont d’avis pour l’obligation de la compensation sur la base de ce qu’on rapporte de Ibn ‘Abbâs dans le commentaire de la Parole d’Allâh – Ta’âla :

« Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu’avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre. » [1]

Il dit : « Ce verset a été révélé pour l’homme et la femme âgés qui ne peuvent jeûner, et doivent donc rompre le jeûne et nourrir, en lieu et place, chaque jour un pauvre, de même pour la femme enceinte et celle qui allaite, s’ils elles craignent… » Abû Dâwoud dit : « C’est-à-dire, pour leurs enfants. » SHeikh al-Albânî dit que c’est un récit authentique. Les Hanafîtes et Malikites ont été d’avis qu’elles devraient rattraper les jours manqués et non nourrir un pauvre, ce qui est l’avis de al-Hassân, ‘Atâ, an-Nakha’î, az-Zouhrî, et c’est également l’avis adopté par al-Awzâ’î et as-Soufyân ath-Thawrî. Mais on ne trouve aucun texte qui soutienne cette obligation, et le principe de base est la dispense de toute obligation. Mais il est authentifié que Ibn Abbâs et Ibn ‘Oumar ont jugé concernant la femme enceinte et celle qui allaite, lorsqu’elles craignent pour elles ou leurs enfants, de rompre le jeûne et de nourrir un pauvre, car elles entrent sous le coup du verset, et on ne connaît aucun Compagnon qui se soit opposé à eux. Ibn al-Qayyîm a dit : « Ce fut l’avis adopté de Ibn ‘Abbâs et d’autres : nourrir en lieu et place du jeûne. »

SHeikh Taqî ad-Dîn dit : « Elles rompent et elles compensent ; nourrir pour chaque jour de jeûne non jeûné de ce que les gens mangent. Et cela est l’avis de la majorité des dogmes de pensées qui disent : Le jugement de base reste le fait de nourrir (en compensation) pour qui n’a pas la capacité de jeûner. » At-Tirmidhî dit : « Ce qui doit être fait selon les Gens de science, elles rompent et elles nourrissent en compensation. » [2]

L’imâm ach-Chawkânî dit à propos du hadith dispensant du jeûne la femme enceinte et celle qui allaite : « Ce hadith indique que la femme enceinte et celle qui allaite sont autorisées à ne pas jeûner. C’est ce que les jurisconsultes soutiennent au cas où celle qui allaite craint pour le nourrisson et celle qui est enceinte pour son enfant ; elles doivent s’abstenir de jeûner. Abû Tâlib a dit : il n’y a pas de divergence sur sa permission. » [3]


Notes
[1] Coran, 2/184

[2] Tawdhîh ul-Ahkâm min Bouloûgh al-Marâm du SHeikh ‘Abdullâh al-Bassâm, 3/569-570

[3] Nayl al-Awtâr min Asrâr Mountaqa al-Akhbâr de ach-Chawkânî, 8/368




Ce qui annule le jeûne


Shaykh Al-‘Uthaymîn



Question : Quelles sont les choses qui annulent le jeûne ?

Réponse : Le jeûne est annulé par :

1 – le rapport sexuel

2 – Manger

3 – Boire

4 – l’éjaculation volontaire provoquée par la recherche de plaisir

5 – tout ce qui est assimilé au fait de boire et manger

6 – vomir volontairement

7 – Le sang extrait par hijâmah (NdT : sur ce point les avis des savants divergent)

8 – Le sang des règles et de l’accouchement

Pour ce qui est de la nourriture, de la boisson et du rapport sexuel, la preuve est la Parole d’Allah :« Désormais, jouissez d’elles, et cherchez ce qu’Allah a prescrit pour vous. Et mangez et buvez jusqu’à ce que vous puissiez distinguer le fil blanc de l’aube du fil noir [de la nuit]. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. » (Al-Baqarah : 187)

Pour ce qui est de l’éjaculation volontaire provoquée par la recherche de plaisir (shahwah), la preuve est la Parole d’Allah dans le hadith qudsî à propos du jeûneur : « Il laisse sa nourriture, sa boisson et ses désirs (sexuels) pour Moi. » Et l’éjaculation est considéré comme une shahwah, d’après la parole du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Et dans le rapport que l’un d’entre vous a avec son épouse, il y a une aumône. » Les Compagnons dirent : « Ô Messager d'Allah ! L’un d’entre nous assouvi son désir (shahwah) et il est récompensé en cela ? » Il dit : « S’il l’avait assouvi (en arabe : il dépose) dans l’illicite, n’aurait-il pas commis un péché ? De même s’il l’assouvit dans le licite, il est récompensé pour cela. » (Muslim) Et ce que l’on dépose, c’est le sperme (manî) éjaculé. C’est pour cela que l’avis authentique est que le liquide spermatique (madhî) n’annule pas le jeûne même s’il sort sous l’effet du désir et des caresses sans qu’il y ait pourtant pénétration.

Cinquièmement : tout ce qui est assimilé au fait de boire et manger, comme les injections nutritives qui dispensent de boire et de manger, car même si ce n’est pas de la nourriture et de la boisson, elles en portent le sens puisqu’elles dispensent de manger, et ce qui a le sens d’une chose en porte aussi le jugement. Le corps se nourrit ainsi, à travers ces injections. Quant aux injections qui ne sont pas nutritives et ne remplacent pas la nourriture et la boisson, elles n’annulent pas le jeûne, que cette injection soit faite dans une veine ou un muscle ou sur tout autre endroit du corps.

Sixièmement : vomir volontairement, c'est-à-dire faire sortir ce qui est dans le ventre par la bouche, et ce d’après le hadith d’Abû Hurayrah qui rapporte que le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Celui qui se fait vomir, qu’il compense son jeûne et celui qui est pris de vomissements (involontaires) n’a pas à compenser. » (Abû Dâwûd, At-Tirmidhî) La sagesse en cela est que lorsque l’on vomit, le ventre se vide de nourriture et le corps a besoin de combler ce vide. Ainsi nous disons que si c’est un jeûne obligatoire, il n’est pas permis de se faire vomir, car celui qui le fait annule son jeûne.

Septièmement : Le sang extrait par hijâmah, d’après la parole du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Celui qui pratique la hijâmah et celui qui se la fait faire ont rompu leur jeûne. » (Al-Bukhârî dans ses commentaires, NdT : ce qui signifie que le hadith n’a pas le même degré que ceux rapporté dans le corps du texte du Sahîh)

Huitièmement : Le sang des règles et de l’accouchement, d’après la parole du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) à propos de la femme : « N’est-ce pas que lorsqu’elle a ses règles, elle ne prie pas et ne jeûne pas. » (Al-Bukhârî, Muslim) Les savants sont unanimes sur le fait que le jeûne de la femme en période de menstrues ou de saignement post-natal n’est pas valide.

Ces actes annulatifs n’invalident le jeûne qu’à trois conditions :

- La science (savoir que cette chose annule le jeûne)

- La présence d’esprit (ne pas avoir oublié au moment où on commet l’acte)

- La volonté (vouloir commettre l’acte en sachant qu’il annule le jeûne)

Source : Fatâwâ Arkân Al-Islâm, p.469-475




[b]CE QUI EST INTERDIT ET DÉTESTABLE POUR LE JEUNEUR (SHEYKH SALIH AL FAWZAN)


Toutes les louanges sont à Allah pour Ses Faveurs et Sa bonté. Il nous a favorisé en nous permettant d’atteindre le mois de
Ramadhân et nous a renforcés par les bonnes œuvres qui nous rapprochent de Lui.

Que la paix et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille et ses Compagnons, et ceux qui ont suivi sa guidée et se sont accrochés à sa Sunnah jusqu’au Jour Dernier…

Ensuite, sachez qu’il y a un comportement à adopter pour le jeûne afin qu’il soit accompli de la manière prescrite et que l’on en tire des bienfaits, que l’on atteigne l’objectif de Ramadhân et que l’on ne le trouve pas éreintant et sans bénéfice.

Comme l’a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم : « Il se peut qu’un jeûneur ne tire aucun profit de son jeûne si ce n’est la faim et la soif. » Le jeûne ne consiste pas uniquement à arrêter de boire et manger, mais c’est aussi délaisser ce qui ne convient pas comme paroles et actes prohibées ou détestables
.
Un des Salafs a dit : « Le plus facile dans le jeûne est d’arrêter de boire et de manger. »

Cela, car le rapprochement avec Allah ne peut être complet en délaissant des désirs autorisés, qu’avec l’abandon de ce qu’a interdit Allah en toutes circonstances.

Même s’il est obligatoire au musulman de délaisser les interdits en tous temps, cela est d’autant plus obligatoire en période de jeûne.

Donc celui qui accomplit un interdit en dehors des périodes de jeûne, il est pécheur et mérite le châtiment, mais si cela se passe durant le jeûne, en plus d’être pécheur et de mériter le châtiment, cela affecte son jeûne en le diminuant ou l’annulant.

Le véritable jeûneur est celui dont l’ estomac jeûne [en étant privé] de boire et de manger, dont les membres jeûnent [en les empêchant] de pécher, dont la langue jeûne [en la retenant] de prononcer des paroles mauvaises et vaines, dont les oreilles jeûnent [en les empêchant] d’écouter des chansons, des instruments de musique, des paroles médisantes et calomnieuses, et dont les yeux jeûnent [en les privant] de regarder ce qui est interdit.

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Celui qui ne délaisse pas le mensonge et sa mise en pratique, Allah n’a pas besoin qu’il se prive de manger et de boire. » [Al-Bukhari]

Il est obligatoire au jeûneur de s’abstenir de médire, calomnier et d’insulter les autres, selon ce qu’ont rapporté les deux Shaikh (Al-Bukhari et Muslim) de Abu Hurayrah (رضي الله عنه) qui rapporte du Prophète صلى الله عليه وسلم : « Que celui qui a l’intention de jeûner un jour, ne dise pas d’obscénités et ne soit pas ignorant. Si quelqu’un l’injurie ou l’attaque, qu’il répète : "Je suis en jeûne". »

Et dans les deux Sahih, Abu Hurayrah rapporte un hadith marfu’ (qui remonte jusqu’au Prophète صلى الله عليه وسلم : « Le jeûne est un bouclier, que celui qui a l’intention de jeûner un jour, ne dise pas de grossièretés et ne soit pas ignorant. Si quelqu’un l’insulte, qu’il dise ‘Je suis en jeûne’. »

Le terme ‘Al-Junnah’ (bouclier) est ce qui protège et empêche l’arme de l’ennemi de atteindre celui qui le porte et le blesser.

Le jeûne protège donc la personne de tomber dans les péchés dont la récompense est le châtiment dans ce monde et l’au-delà. Le terme « rafath » englobe les paroles grossières et mauvaises. L’imam Ahmad et d’autres rapportent un hadith remontant au Prophète صلى الله عليه وسلم : « Le jeûne est un bouclier tant qu’il n’est pas percé. » On lui demanda : « Comment peut-il être percé ? » Il répondit : « Par le mensonge et la médisance. »

C’est une preuve que la médisance fissure le jeûne, ou qu’elle l’affecte. Et si le bouclier est percé, il n’est plus d’aucune utilité pour celui qui l’utilise. De même que le jeûne lorsqu’il est fissuré, il n’y a plus de bénéfice pour celui qui l’accomplit.

La médisance : comme l’a expliqué le Prophète صلى الله عليه وسلم, c’est dire de ton frère ce qu’il n’aime pas.

Il a été rapporté dans le Musnad Ahmad, que la médisance annule le jeûne : « Deux femmes jeûnaient au temps du Prophète صلى الله عليه وسلم et elles ont failli mourir de soif. Ceci fut rapporté au Prophète صلى الله عليه وسلم, mais il refusa [de leur permettre de rompre le jeûne]. Puis on lui mentionna ces deux femmes de nouveau, et il les fit appeler et leur ordonna de vomir, c’est-à-dire de vider leur estomac. Elles ont vomi et ont rempli un bol de pus, de sang purulent et des morceaux de chair. Alors le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :« Ces deux femmes se sont privées de ce qu’Allah leur a autorisé, mais elles ont annulé leur jeûne en faisant ce qu’Allah a rendu illicite pour elles. L’une d’entre elles s’est assise avec l’autre et elles se sont mises à manger de la chair des gens. »

Ce qui s’est passé avec ces deux femmes en présence du Prophète صلى الله عليه وسلمlorsqu’elles ont vomi ces choses affreuses et détestables, cela fait partie des miracles qui se sont produits dans la main du Prophète صلى الله عليه وسلم pour montrer aux gens les effets néfastes de la médisance.

Et Allah a dit :

وَلا يَغْتَب بَّعْضُكُم بَعْضًا أَيُحِبُّ أَحَدُكُمْ أَن يَأْكُلَ لَحْمَ أَخِيهِ مَيْتًا‏

« et ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? »
[1]
Ce hadith montre donc que la médisance annule le jeûne, mais c’est une annulation au sens figuré, c’est-à-dire que cela annule la récompense du jeûne.

Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.

Tiré du site : www.sounna.com
Post-Scriptum :
Ittihaaf Ahlil-Imaan bi Duroos Shahri Ramadaan de Shaikh Salih al-Fawzân
Traduit à partir de Al-Ibaanah.com et du texte en arabe sur www.alfuzan.net
Notes :[1] Sourate Al-Hujurat ; verset 12




CE QUI EST AUTORISE POUR LE JEUNEUR


Se laver pour se rafraîchir ( en cas de chaleur, pour Janaba ou autres nécessités ).
« Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) versait de l’eau sur sa tête alors qu’il jeûnait à cause de la soif ou de la chaleur. »[1]
Le rinçage de la bouche ainsi que l’aspiration de l’eau par les narines.
Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :
« ... Insiste sur l’aspiration de l’eau ( par les narines) lors des ablutions sauf si tu es en état de jeûne. »[2]
A savoir, si par accident lors des ablutions, la personne venait à avaler de l’eau, ceci n’annulerait pas son jeûne.[3]
La pratique des saignées ( el hijama ). On rapporte que :
« Le Prophète a pratiqué une saignée alors qu’il jeûnait. »[4]
Toutefois, il est bon de savoir que certains savants ont déduit par analogie ( Quiyès ) qu’il est permis de faire un don de sang ou un examen sanguin (ex : prise de sang ) à condition qu’il y ait nécessité et que ce soit une petite quantité telle que ce qui est prélevé dans une seringue. Si ces conditions ne sont pas respectées, cela risquerait d’annuler le jeûne.[5]
En ce qui concerne la saignée, elle est déconseillée (Makrouha) en cas de risque de faiblesse. On demanda au compagnon Anas (Qu’Allah l’agrée) :
« Détestiez-vous les saignées pour le jeûneur ? »
Il répondit : « Non, sauf par crainte de faiblesse. »
[6]
Il en est de même en ce qui concerne le don de sang, il est préférable qu’il ne le fasse pas dans la journée sauf si cela est vraiment nécessaire.[7]
Il est permis d’embrasser sa femme ou de lui faire une caresse.
Nous tenons à avertir que ceci concerne celui qui est capable de se retenir d’aller jusqu’au rapport charnel. L’épouse du Prophète(Paix et bénédiction d'Allah sur lui) ‘Aïcha (Qu’Allah l’agrée) a dit :
« Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) embrassait et touchait ses femmes alors qu’il jeûnait et il était le plus à même de se retenir. »[8]
Remarque : Ce Hadith étant Sahih, il annule toute interprétation comme l’énonce la règle suivante : « Si la transmission est authentique, la raison en témoigne »[9]
Par conséquent, si la personne a un écoulement de « Madhi »[10] cela n’annule pas le jeûne mais nécessite le lavage de la partie ainsi que le nettoyage à l’eau de l’endroit souillé. De plus cette personne doit refaire ses ablutions si elle veut prier.
Cependant s’il s’agit du « Mani »[11], les savants ont divergé mais selon la parole la plus vraisemblable le jeûne n’est pas annulé, car selon un Athar[12], on questionna Jaber ibn Zaïd sur un homme qui éjacula pendant le mois de Ramadhan après avoir regardé sa femme avec un fort désir : « A-t-il annulé son jeûne ? Non, répondit-il, qu’il continue son jeûne ».
Le fait de se réveiller en état de pollution [13]
«... le Fajr se levait alors que le Prophète était en état d’impureté majeur (« Janaba ») »[14] Certains savants ont déduit de ce Hadith que celui qui se réveille pour la prière de l’aube en état d’impureté, il lui suffit de se laver et de jeûner normalement.
Il en est de même pour les femmes atteintes de menstrues ou de lochies s’interrompant juste avant l’aube. Quant aux hommes, ils doivent s’empresser de se laver, si possible avant la prière du Fajr pour leur permettre de participer à la prière en commun. Par contre, il n’est pas permis de reculer le lavage ainsi que la prière jusqu’au levé du soleil.
Quant à celui qui fait une sieste durant la journée du jeûne, et qui se réveille en état de « Janaba», son jeûne est toujours valable car cela est contre son gré. Il lui suffira simplement de se laver[15].
Il est permis de faire le « Wissal » jusqu’au Souhour[16]
Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :
« Ne faites pas le jeûne continuel ( el Wissal ). Si l’un d’entre vous veut continuer, alors qu’il continue jusqu’au Souhour ».[17]
Quant au Wissal que pratiquait le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) qui consistait à jeûner plusieurs jours consécutifs sans aucune interruption, ceci est particulier au Prophète et il n’est autorisé que pour lui.
Le Siwak ( frottoir à dents ), le parfum, les pommades, le noir pour les yeux (Khôl), le Henné, les gouttes pour les yeux et les oreilles ainsi que les piqûres ( injections non nutritives ) et avaler sa salive.
L’origine de tout cela est la permission car si cela était interdit pour le jeûneur, Allah nous en aurait informé et de plus le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) nous en aurait averti. Allah a dit dans le Coran :

Traduction relative et approchée : " Et ton seigneur n’oublie point." S19 V64
• Quant aux piqûres, elles sont de deux sortes :
Celles destinées aux soins et celles qui sont nutritives (qui vont alimenter l’organisme telle que la perfusion). La première catégorie n’annule pas le jeûne alors que la seconde l’annule car indirectement elle remplit la fonction nutritive, elle est considérée comme de la nourriture que l’on consomme par voie naturelle. A ce propos, il est dit religieusement : « Si le sens est prouvé, qu’importe la forme ».[18]
• Pour ce qui est de la permission du noir pour les yeux :
Il est rapporté que Anas (Qu’Allah l’agrée) se fardait les yeux en jeûnant.
L’Imam Chafi’i l’a autorisé ainsi que le « Prince des croyants » dans la science du Hadith, el A’mach qui a dit : « Je ne connais personne parmi nos amis (les savants) qui répugnaient (Makrouh )le Khôl pour le jeûneur. »


Nous allons énumérer les références de certaines réponses citées dans le livre « Fatawa Siyyam » classées selon les grands «Mouftis » :[19]
Cheikh ibnou Baz ( les gouttes pour les yeux et les oreilles : p. 43 ; avaler sa salive : p.38)
Cheikh ibn ‘Outheïmine (le parfum : p. 43 ; le Hénné : p. 45 ; le Siwak : p. 39)
Cheikh ibn Djibrine ( la pommade : p. 41)


« Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois que Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident. » (S33v36)
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Cécile
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MessageSujet: Re: Les textes à étudier   Dim 16 Juin - 3:28





Cours n°3

Les règles concernant le jeûne

Il convient, à ce propos, de rappeler un certain nombre de points : 

  L'INTENTION

Manifester l'intention de jeûner le mois de Ramadan est obligatoire. Il suffit que le musulman manifeste cette intention de jeûner en début du mois de ramadan. Cette intention doit l’accompagner tout le mois. En effet, il ne devra pas interrompre son jeûne par un acte ou par son intention, et s'il le fait, il doit le reprendre en renouvelant son intention.

La question de l'intention peut paraître problématique pour un grand nombre de musulmans, et peut même engendrer des troubles obsessionnels, alors qu'en fait c'est une question simple. L'intention, c'est de décider de jeûner, et le musulman, dès lors qu’il prend connaissance que l'avènement du mois de Ramadan est confirmé, manifeste l'intention de jeûner, à moins qu'il ait une excuse légale. Le siège de l'intention se trouve dans le cœur, il n’est donc pas permis de la prononcer.


 Hâter la rupture du jeûne et retarder le souhour (repas avant l’aube

Il convient que les musulmans s’appliquent à suivre la sunna en s’empressant de rompre le jeûne, selon le hadith de Sahl ibn Sa’d. Il (qu'Allah soit satisfait de lui) a rapporté que le Prophète  a dit : « Les gens ne cesseront d'être dans le bien tant qu'ils se hâtent à rompre le jeûne (c.-à-d. dès que le soleil se couche). » Unanimement reconnu comme authentique (Al-Boukhârî et Mouslim).

Au sujet de retarder le repas pris avant le lever de l’aube (as-souhour), il a été rapporté dans un hadith de Zayd ibn Thâbît (qu'Allah soit satisfait de lui) qu’il a dit : « Nous prîmes le repas nocturne (as-souhour) avec le Prophète r, puis nous nous rendîmes à la prière. Je demandai (le narrateur à Zayd) - Combien de temps s'écoula-t-il entre la fin du repas et le commencement de la prière ? Il répondit : « le temps de réciter cinquante versets. »  Unanimement reconnu comme authentique (Al-Boukhârî et Mouslim).

 Éviter les distractions


On remarque qu'un grand nombre de musulmans, en ce mois béni, veillent tard pour des distractions, et à l'approche du souhour, se couchent, et manquent ainsi la bénédiction du moment du souhour, ainsi que la bénédiction du moment où Allah descend au ciel le plus bas, voire manquent aussi la prière du fajr, qu'Allah nous en préserve.

Le devoir pour le croyant, c'est de se montrer ferme vis-à-vis de ces sujets, de faire de ce mois une opportunité pour multiplier les actes de dévotion, et de ne point occuper son temps aux distractions qui éloignent d'Allah.


 La prière de Tarâwîh et sa description

Parmi les actes d’adoration légiférés en ce mois béni, le fait d'entreprendre la prière nocturne (de Qiyâm, appelée aussi Tarâwîh) durant ce mois, car c'est une œuvre constante des vertueux. Allah (Exalté Soit-Il) l’a légiférée à Son prophète r et à sa communauté chaque jour durant l'année, bien plus, c'était une obligation, mais Allah (Exalté Soit-Il) a allégé la tâche à ses serviteurs. Allah (Exalté Soit-Il) dit :

 Ton Seigneur sait, certes, que tu (Muhammad) te tiens debout moins de deux tiers de la nuit, ou sa moitié, ou son tiers. De même qu’une partie de ceux qui sont avec toi. Allah détermine la nuit et le jour. Il sait que vous ne saurez jamais passer toute la nuit en prière. Il a usé envers vous avec indulgence. Récitez donc ce qui [vous] est possible du Coran. Il sait qu’il y aura parmi vous des malades, et d’autres qui voyageront sur la terre, en quête de la grâce d’Allah, et d’autres encore qui combattront dans le chemin d’Allah. Récites-en donc ce qui [vous] sera possible. Accomplissez la prière, acquittez la Zakât, et faites à Allah un prêt sincère. Tout bien que vous vous préparez, vous le retrouverez auprès d’Allah, meilleur et plus grand en fait de récompense. Et implorez le pardon d’Allah. Car Allah est Pardonneur et Très Miséricordieux." [Sourate 73 : L’enveloppé (Al-Mouzzammil), Verset 20].

Allah (Exalté soit-Il) a loué Ses serviteurs croyants qui font la prière de Qiyâm (prière nocturne pendant le mois de Ramadan et autre) quand Il dit :

" Ils dormaient peu la nuit " [Sourate 51 : Qui éparpillent (Adh-Dhâriyât), Verset 17].
La prière de nuit est la meilleure des prières après les prières obligatoires. Abou Hourayrah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : « On demanda au Prophète : « Quelle est la meilleure prière, après les prières obligatoires ? » Il répondit : « Celle faite au cœur de la nuit ».  Le hadith est rapporté par Mouslim, Abou Dâoud, At-Tirmidhî et An-Nassâ-î.

Il est mieux de retarder le Qiyâm au cœur de la nuit, pour celui qui est sûr de le faire. Car il a été rapporté de Jâbir Ibn ‘Abdi-Allah (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) que le Prophète  a dit : « Que celui qui craint de ne pas pouvoir se réveiller avant l'aube fasse la rak’a impaire (al-witr) au début de la nuit. Et que celui qui est convaincu de se réveiller la fasse à la fin de la nuit. Certes, la prière faite à la fin de la nuit a des témoins (parmi les anges), et cela est bien meilleur. » Rapporté par Mouslim, At-Tirmidhî, Ibn Mâjah et Ahmad.

En principe, la prière de nuit doit se faire en nombre pair, deux par deux, puis on la succède par une prière d'une rak’a, dit al-witr. Il est rapporté d'Ibn ‘Oumar (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) qu'un homme demanda au Messager d'Allah  à propos de la prière de la nuit, alors, Le Messager d'Allah  a dit : « Les rak’a des prières surérogatoires faites de nuit, se font deux par deux. Si l'un de vous craint d'être surpris par l'heure de la prière de Fajr (de l'aurore), qu'il fasse une seule Rak'a qui rendra impair le nombre des Rak'as qu'il vient d'accomplir» Unanimement reconnu comme authentique (Al-Boukhârî et Mouslim).
Le mieux pour le croyant c'est de terminer sa prière de nuit par une rak’a (witr), conformément au hadith de ‘Abdoullah Ibn ‘Oumar (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) que Le Prophète  a dit : « Que votre dernière prière de nuit soit impaire (Al-Witr). »
 La prière de nuit n'a pas de limite ; si on prie onze rak’as, cela est bien. De même, si l’on prie treize rak’at. Ces deux manières de prier fut le nombre de rak’at habituel de la prière du Prophète , comme l'a rapporté la mère des croyants ‘A’icha (qu'Allah soit satisfait d'elle).

Si le musulman prie trois, cinq, sept ou neuf rak’as, ou s’il en rajoute en priant quinze, dix-sept, vingt-et-un, vingt-trois ou plus, il n'y a aucun mal à cela à condition qu'il les termine par un witr (une seule rak’a). Cela, car à la base, le nombre de rak’at de la prière de nuit n'est pas défini, conformément au verset cité auparavant, ainsi que le hadith d'Ibn ‘Omar (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) cité aussi plus haut : « Les rak’a des prières surérogatoires faites de nuit se font deux par deux. »
Ce hadith est la réponse donnée du Prophète d'Allah  à celui qui lui posa la question sur la prière de nuit. Ainsi, si le nombre de rak’at de celle-ci était prédéfini, qu’il soit grand ou petit, il l'aurait certainement précisé.

Il convient au musulman de ne pas négliger la prière de nuit, et s'il n’y parvient pas, le minimum est d’accomplir la prière impaire (al-witr). Abou Hourayrah (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : « mon Ami intime (l'Envoyé d'Allah) r m'a recommandé trois choses : « de jeûner trois jours de chaque mois, d'accomplir deux rak’at pour la prière de la matinée (ad-douha) et d'accomplir la prière impaire (al witr) avant d'aller me coucher ». » Unanimement reconnu comme authentique (Al-Boukhârî et Mouslim).
La prière de nuit (Qiyâm) est d'autant plus recommandée pendant le mois de Ramadan, et la rétribution dont il bénéficie y est multipliée. Le Prophète  dit: « Celui qui fait les prières surérogatoires de nuit au mois de Ramadan (Tarâwîh) avec foi et conviction d'être récompensé ; ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. » Rapporté par le Groupe.

  Recommandations d’accomplir les prières de Tarâwîh en groupe

Durant ce noble mois, il est recommandé d'accomplir les prières de nuit dites At-Tarâwîh en groupe. Il a été authentiquement rapporté que le Prophète  a accompli ces prières avec ses Compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) trois nuits successives. ‘A’îcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) nous a informé de cela, tel que mentionné dans les deux recueils des ahadîthes authentiques (Al Boukhârî et Mouslim).

Cela a été également consigné comme Sounnah par ‘Oumar Ibn Al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait de lui) durant tout le mois, et cela est bien rapporté par lui dans les deux recueils des ahadîthes authentiques également.
L’imam de la prière doit prendre en considération l'état de force ou de faiblesse de ses prieurs en s’appliquant à ne pas allonger la prière au point de les fatiguer, ou de l’écourter à extrême au point de ne plus pouvoir obtenir l’effet voulu de la prière en la picorant foncièrement. Il doit accomplir une prière modérée et bénéfique de sorte que les prieurs entendent distinctement la récitation du Coran, sans gêne superflue.

   La récitation du Coran

Parmi les actes de dévotion qu'il faut entreprendre durant ce mois béni, la récitation du Coran, le Livre d'Allah (Le Très-Haut), que le faux n'atteint [d'aucunes parts], ni par-devant ni par derrière. Le ramadan est le mois du Coran :

" Le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement " [ sourate 2 : La vache, verset 185].
Il a été authentifié dans les deux recueils des ahadîthes authentiques et ailleurs que Jibrîl (l'Archange Gabriel) (‘Alaihi As-Salâm) révisait le Coran avec le Prophète  une fois par an pendant le ramadan, et l'année où le Prophète r a rendu l'âme, il l'a révisé avec lui deux fois, au cours du mois de Ramadan.

Les Pieux Prédécesseurs (Salafs) entretenaient, durant ce mois béni, une relation toute particulière avec le Coran, mais qui allongerait notre énoncé si nous devions la mentionner.

Toutefois, le but de notre énoncé, c'est d'attirer l'attention sur les meilleurs actes à accomplir durant ce mois, quoique ce genre d’actes soit bon à accomplir à tout moment. Cependant, les mérites de ces actions durant le mois de Ramadan sont plus grands et leurs rétributions plus considérables.


[rtl] Multiplier les actes de charité [/rtl]















Ce qui est bon également d'accomplir durant ce mois est le fait de multiplier les dons et les actes de charité. Cela fait partie de la Sounnah du Prophète . ‘Abdou-Allah Ibn ‘Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) a dit : « Le Prophète r était le plus généreux des hommes, mais il l’était plus encore durant le mois Ramadan, lorsqu’il rencontrait [l’ange] Jibrîl (que la paix soit sur lui). Jibrîl venait le voir chaque nuit de Ramadan jusqu’à sa fin pour l’enseignement du Coran. Le Prophète r lui récitait le Coran. Chaque fois que Jibrîl lui rendait visite, le Prophète se montrait plus généreux dans le bien que le vent envoyé (qui amène la pluie). »

[rtl]La retraite pieuse [/rtl]














Parmi les actes d’adoration légiférés durant ce noble mois, on compte la retraite pieuse.
La retraite pieuse, « Al-I’tikâf » en arabe, découle du mot « al ‘oukouf », qui signifie se maintenir sur quelque chose, et y rester.
Dans la charia, cela signifie : adorer Allah (Exalté Soit-Il) en demeurant dans l'une des maisons d'Allah, par une personne déterminée, dans des conditions déterminées.

Cela est légiféré dans toutes les mosquées, selon le sens général de la parole d'Allah (Exalté soit-Il) :

" Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées." [Sourate 2 : La vache, verset 187].

Il y a consensus des savants qu'il n'y a pas une durée maximum déterminée (pour rester dans la mosquée). Ils ont divergé quant à la moindre durée : certains ont dit : au moins une journée et une nuit, d'autres ont dit : une journée ou une nuit, d'autres ont dit encore : une heure, il y a ceux qui ont dit : il suffit de passer par une mosquée avec l'intention de la retraite rituelle.

Certains ont émis comme condition de validité le fait de jeûner pendant la retraite, mais le plus juste des avis est que ceci n’est pas une condition ; conformément au hadîth de ‘Oumar Ibn Al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait de lui) où il a dit :  « Ô Envoyé d'Allah ! Durant la période préislamique, j'ai fait vœu de faire une retraite pieuse pendant une nuit entière dans la Mosquée Sacrée. » Le Prophète r lui dit : « Réalise ton vœu. » Il fit donc une retraite pieuse durant une nuit ». Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim.

Le croyant en retraite pieuse ne doit sortir de l'endroit que pour un besoin naturel, qui est soit uriner, soit aller à la selle. Dans les deux recueils authentiques, il est rapporté que la Mère des croyants, ‘A’icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : « Le Messager d'Allah r me tendait sa tête (dans ma maison) en restant dans la mosquée, et je lui peignais les cheveux, et tant qu'il était en retraite pieuse, il n'entrait à la maison que pour une nécessité. ». Cela est la version d'Al-Boukhârî.

Mouslim a rajouté « sauf pour satisfaire un besoin naturel ». Az-Zouhrî (qu'Allah l'ait en Sa Miséricorde) l’a expliqué par : uriner et aller à la selle.
 Il est également permis au croyant en retraite pieuse de quitter le lieu de sa retraite pour boire ou manger, s'il n'y a personne pour lui ramener la nourriture ou la boisson dans son lieu de retraite.

 S'il effectue la retraite dans une mosquée où on n’accomplit pas la prière du vendredi (Joumou’ah), et que l'heure de la prière arrive, il lui est obligatoire de se rendre à une mosquée où elle est accomplie.

En dehors de cela, il ne doit pas sortir de la retraite ni pour rendre visite au malade, ni pour accompagner un cortège funéraire, ni autre, sauf s'il l’avait mis comme condition de le faire.
Quant aux rapports charnels, ils annulent la retraite à l'unanimité des savants. Il est permis à l'épouse du musulman en état de retraite et à sa famille de lui rendre visite comme l’a fait le Prophète  avec ses épouses. D'après ‘Alî Ibn Al-Housayn, le Messager d'Allah  se trouvait à la mosquée en compagnie de ses épouses, puis elles partirent, Il (le Prophète ) dit à Safiyah Bint Houyay : « Ne te presse pas, attends que je t’accompagne. » Ce hadîth est rapporté par Al-Boukhârî.

Le croyant en retraite pieuse doit effectivement être conscient de la réalité de cette adoration, qu'il exploite au mieux cette période de temps passé à la mosquée en accomplissant divers actes d’adoration : prières, récitation du Livre d'Allah, dhikr (évocations), dou’a (invocations), demande d’absolution... Diversifier les actes d’adoration ranime la personne en éveillant en elle un entrain dans l’adoration et évite la lassitude, cela lui permettra d'avoir une énorme récompense.

En cette occasion un avertissement est nécessaire sur les agissements de certains de nos frères qui font de l'endroit de la retraite pieuse un lieu de visite, de discussions diverses, de préoccupation de questions relatives à la vie ici-bas, soit par le biais de ceux qui leur rendent visite, soit par leurs téléphones, etc. Tout cela est contradictoire avec le but recherché de la retraite, qui est de se maintenir sur la voie d'Allah et de se consacrer exclusivement aux actes d'adoration d'Allah.
La meilleure période pour la retraite est le mois de Ramadan, et les meilleurs jours et nuits de ce mois sont ses dix derniers jours.

La Tradition (Sounnah) du Prophète  a fixé la période de la retraite pendant les dix derniers jours du mois de Ramadan. Ceci, pour chercher à acquérir la récompense de la Nuit du Destin. Abou Salamah Ibn ‘Abd-Ar-Rahmân a dit : J'ai demandé à Abou Sa’îd Al-Khoudrî (qu'Allah soit satisfait de lui) : « As-tu entendu Le Messager d'Allah r parler de la nuit du destin ? Il dit : oui, nous fîmes une retraite pieuse avec l'Envoyé d'Allah r pendant la deuxième dizaine des nuits de Ramadan. Au matin de la vingtième nuit de Ramadan, le Prophète r nous tint un discours, disant : « On m’a montré la Nuit du Destin, mais on m’en a fait perdre le souvenir, recherchez-la durant la dernière décade des nuits impaires de Ramadan. Je me suis vu en songe, prosterné dans de l'eau et de la boue. Celui parmi vous qui a déjà commencé la retraite pieuse avec le Messager d’Allah, qu'il regagne la mosquée. Les gens retournèrent donc à la mosquée. À ce moment nous ne voyions pas dans le ciel le moindre flocon de nuage. Soudain vint un nuage et la pluie se mit à tomber. On commença la prière et le Prophète r se prosterna dans la boue et l'eau si bien que j’aperçus des traces de boue couvrant le bout de son nez et son front. » Rapporté par Al-Boukhârî.
Il est recommandé à quiconque souhaite faire la retraite rituelle des dix derniers jours d'entrer dans son lieu de retraite pieuse après la prière de l’aube du vingt et unième jour, selon le hadîth de ‘A’icha la Mère des croyants (qu'Allah soit satisfait d'elle), rapporté dans les deux Authentiques : « Lorsque le Prophète  accomplissait la prière de l'aube, il entrait dans son lieu de retraite. » Unanimement reconnu comme authentique (Al-Boukhârî et Mouslim).
Certains savants ont dit que la personne qui souhaite faire une retraite doit commencer sa retraite depuis le coucher du soleil du vingtième jour du mois de Ramadan. Ceci, pour profiter de la nuit du vingt-et-unième jour qui est l'une des nuits impaires, dont on peut espérer qu'elle corresponde à la nuit du destin. D’ailleurs, cela s’est même produit à l'époque du Prophète  où la nuit du destin correspondait à la nuit du 21, comme cela fut précédemment cité dans le hadîth d’Abou Sa’îd Al-Khoudrî.
Ces savants ont répondu au hadîth de ‘A’îcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) qu'elle a simplement évoqué l'entrée en retraite du Prophète  dans sa tente à la matinée du 21ème jour. D'ailleurs, il est connu que le Prophète  occupait une place aménagée pour lui où il restait dans la mosquée. Cela ne remet pas en cause que le Prophète r demeura à la mosquée, du coucher du soleil au lever du jour, puis entra en retraite après la prière de l’aube, et il semblerait que cet avis soit le plus plausible.

Il convient au musulman d'adopter la conduite du Prophète r, de suivre sa voie, et de veiller à observer sa Tradition. Ainsi, il effectuera la retraite pieuse de la même façon que l'avait faite le Prophète  en temps et dans son aspect.
Il convient aussi de se tenir éloigné de tout acte ou parole qui pourrait érafler ou annuler la récompense de sa retraite pieuse. Autant facile est la retraite, autant courte est sa durée. Le croyant doit donc s'armer de patience dans les actes d’adoration, car cela est le meilleur moyen de se rapprocher d'Allah.
  

   Multiplier les actes d’adoration durant les 10 derniers jours 


Le musulman doit également veiller, durant les derniers jours de ce mois, à multiplier les actes d’adoration, surtout durant les 10 derniers jours. En effet, quand advenaient les dix derniers jours de Ramadan, Le Prophète r se vouait à la chasteté, réveillait ses épouses, et veillait la nuit. Veiller la nuit consiste à prier, faire des invocations, réciter le Coran, se repentir, et autres actes de dévotion.

Mes chers frères, le mois de Ramadan compte parmi les moments privilégiés et les plus belles saisons dont le musulman doit tirer profit en s’appliquant dans les œuvres pies et doit désirer ardemment les actes d’obéissance. Or combien de nos frères ont attendu ce mois, mais n'étaient pas là pour l'accueillir, et, combien l'ont accueilli, mais ne l'ont pas terminé, et combien l'ont terminé, mais n'ont pas pu parvenir au suivant !

Cheikh ‘Abdil ‘Aziz ibn ‘Abdillah Âl Cheikh






AS-SOUHOUR 


( Le repas pris à la fin de la nuit, avant la prière de l’aube).
       D’après Anas (Qu’Allah l’agrée) le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :     
«  Prenez le Souhour car il y a dans le Souhour une bénédiction. »[1]   

       Cheikh ibnou ‘Otheïmine dit que la bénédiction (Baraka) se divise en deux :     
 la première partie est religieuse tel que le fait d’appliquer et de suivre la Sounnah du Prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) ;   
 la deuxième partie est corporelle tel que le fait de s’alimenter pour se fortifier, ce qui aide le jeûneur dans ce sens.
        Le Souhour peut être pris avec une gorgée d’eau uniquement. D’après le Hadith rapporté par ‘Abdoullah ibnou ‘Amr (Qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :      
« Prenez le Souhour ne serait-ce qu’avec une gorgée d’eau. »[2]   

       Il est préférable de retarder le Souhour jusqu’à la fin de la nuit : d’après Anas,  Zeïd ben Thabet (Qu’Allah l’agrée) a dit :   « Nous avons pris le Souhour avec le Prophète d’Allah (Prière et bénédiction d'Allah sur lui), puis celui-ci se leva pour la Salaat. » Je demandais alors à Zeïd, combien de temps il y avait entre le Souhour et l’Adhan (appel à la prière) ? Il me répondit : « La durée était de cinquante versets  environ. »[3]  (c‘est à dire le temps de lire cinquante versets  environ)   
       Il faut préciser que ce Hadith n’ouvre pas la porte à l’innovation que l’on nomme « al Imsak », c’est à dire l’abstention de manger et autre, un certain temps avant l’Adhan comme on le trouve dans les calendriers ou à la radio. En effet, il nous est permis de manger jusqu'à l’appel de l’aube. Et en voici la preuve : D’après abou Houreïra (Qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (Prière et bénédiction d'Allah sur lui)a dit :  « Si l’un d’entre vous entend l’appel (de la prière de l’aube) alors qu’il a son récipient à la main, qu’il ne le pose pas jusqu'à ce qu’il en finisse son besoin. »[4] 

Site Al Baida
1 Rapporté par al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Nassaï et ibnou Maja.
[2]
 Rapporté par ibnou Hibban, voir sahih al-jami’ n° 2945.
[3]
 Rapporté par al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Nassaï et ibnou Maja.   
[4]
 Rapporté par abou Dawoud et al Hakim













Cesser de manger avant le temps de la prière [al-Imsâk] par précaution


SHeikh Ibn BâZ et le comité permanent










BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Question :
Cesser de manger avant le temps de la prière [al-Imsâk] par précaution ?


Réponse :
Je ne sais pas si cela est soutenu par des fondements. Plutôt ce qui est indiqué par le Qor’ân et la Sounnah, est que nous devrions cesser de manger et boire à l’apparition de l’aube, parce qu’Allâh dit : « Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit »[1] Et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :  « L’aube est de deux sortes : une aube ou il devient interdit de manger et ou la prière est permise, et une aube ou vous ne devez pas prier [la prière du Fajr] et ou il est permis de manger. » Rapporté par Ibn Khuzaymah et al-Hâkim qui l’ont classé comme sahîh [authentique] dans « Bouloûgh al-Marâm ». Et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) dit :  «Bilâl appelle à la prière pendant la nuit, mangez et buvez jusqu’à ce que vous entendiez l’appel d'Ibn Um Maktoûm parce qu’il n’appelle qu’à l’apparition de l’aube [touloû al-fajr] » Le narrateur a dit :  Ibn Umm Maktoûm était un homme aveugle qui n’appelait pas à la prière jusqu’à ce qu’une personne vienne lui dire : « Le matin est venu, le matin est venu ! » Unanimement reconnus authentique. [2] Les Savants de « al-Lajnah ad-Dâ-ima » ont dit : Le principe de base [al-Ussûl] quant au fait de cesser [Imsâk] pour le Jeûneur [de manger et boire], et celui de rompre le Jeûne, est tel que ce qu’Allâh a dit : « Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit »[3] Il est permis de manger et boire jusqu’à l’apparition de l’aube, qui est le fil blanc de lumière qu’Allâh a fait le temps le plus tardif [pour ce qui est de la permission de boire et de manger]. Quant à la deuxième apparition de l’aube, il est interdit de manger, boire et de faire ce qui interrompe le jeûne. Quiconque boit à l’entente du Adhân pour le Fajr, et que le Adhân vient après la deuxième aube, il doit alors compenser ce jour, mais si c’était avant l’aube, il ne doit pas le compenser. [4]




AU MOMENT DE LA RUPTURE DU JEÛNE


 Allah a institué des règles à suivre pour le jeûneur qu’il conviendra d’observer lors de la rupture de son jeûne :
        Qu’il rompt le jeûne avant de prier.  
        Qu’il rompt le jeûne avec des dattes mûres et fraîches, s’il n’en trouve pas alors avec des dattes sèches ou sinon avec une gorgée d’eau.  Anas (Qu’Allah l’agrée) a dit que le Messager d’Allah rompait son jeûne par quelques dattes mûres avant de faire la prière. S’il n’en trouvait pas, il se contentait de petites dattes simples. Puis s’il n’en trouvait pas, il buvait quelques gorgées d’eau.[10]  
        Qu’il dise l’invocation de la rupture du jeûne. D’après ibnou ‘Omar (Qu’Allah l’agréé), lorsque le Prophète rompait son jeûne, il disait cette invocation :[11]
 


      Qu’il demande à Allah ce qu’il veut dans ses invocations comme bien de ce bas monde et de l’au-delà, et les meilleures des invocations sont celles qui les rassemblent et celles du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) qui ont été authentifiées.   
       Qu’il ne manque pas de faire la prière du Maghreb en commun à la mosquée après qu’il ait rompu son jeûne d’une datte tendre ou autre chose. Lorsqu’il a terminé sa prière, qu’il revienne à son repas. 
D’après l’ouvrage de abou Malik, déjà cité. Oummou Mou’adh. 
[10] Hadith -Sahih rapporté par abou Dawoud et Tirmidhi.   
[11]
 Hadith Hassan ( bon ) : rapporté par abou Daoud, voir Sahih el jami’, vol. 4/209    

Site Al Baida


[/size]


« Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois que Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident. » (S33v36)
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Cécile
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MessageSujet: Re: Les textes à étudier   Dim 23 Juin - 6:00



 Cours n°4 


Les bienfaits de la nuit du mérite


SHeikh al-Imâm Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîn (rahimahullâh)



BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm
Allâh – Ta’âla – dit :





  • Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr.



  • Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ?



  • La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois.



  • Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre.



  • Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube. » [1]






  • Dans cette noble sourate, les bienfaits de la nuit du mérite sont nombreux :


 Le premier bienfait : Allâh a fait descendre lors de cette nuit le Qor’ân qui est la source de la guidance des gens et de leur bonheur aussi bien dans ce bas monde que dans l’au-delà.
 Le deuxième bienfait : L’indication que nous devons comprendre de la chose vénérable et grandiose dans Sa Parole : « Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr »
 Le troisième bienfait : Cette nuit est meilleure que mille mois.
 Le quatrième bienfait : Les anges descendent en cette nuit, et les anges ne descendent qu’avec la bénédiction, le bien et la miséricorde.
 Le cinquième bienfait : Elle est paix, de par les nombreuses protections qu’elle contient contre les supplices et châtiments, et ce, grâce aux actes d’obéissance d’Allâh – ‘Azza wa Djal – qu’effectuent les serviteurs.
 Le sixième bienfait : Allâh a fait descendre au sujet de son mérite une sourate entière qu’on récite jusqu’au Jour de la Résurrection.
Parmi les bienfaits de la nuit du destin, il y a ce qui a été authentifié dans les deux Sahîh, d’après Abî Hurayrah (radhiallâhu ‘anu), que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque passe la nuit du destin en prière, avec foi et espérance, se verra pardonner ses péchés antérieurs. » Et quand il est dit : « avec foi et espérance » cela veut dire : « avec foi en Allâh et comptant sur Allâh pour l’en récompenser » Et cela est bénéfique pour celui qui la connait comme pour celui qui ne la connaît pas. Car, certes le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) n’a pas conditionné l’obtention de la récompense à la connaissance de cette nuit. [2]

[1] Coran, 97/1-5
[2] Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm djuz ‘Amma » du SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, p.278-279




Quand survient la nuit d’Al-Qadr ?


Par les imams Al-Albani et Ibn Al-'Uthaimin





La Nuit d'Al-Qadr apparaît dans les dix dernières nuits de Ramadan pendant une nuit impaire (c'est-à-dire 21e, 23ème, 25ème, 27ème ou 29ème). Cependant les savants diffèrent quant à savoir si elle est fixée à une de ces nuits impaires chaque année ou si elle change chaque année à une nuit impaire différente. Ci-dessous sont les avis de deux de nos grands savants, Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin et Muhammad Nasir-ud-Din Al-Albani (qu’Allah leur fasse miséricorde).






La Nuit d'Al-Qadr a une Date Fixée :




La meilleure nuit du mois de Ramadan est la Nuit d'Al-Qadr, selon la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam): "quiconque accomplit la prière de la nuit, la Nuit d'Al-Qadr avec une foi ferme et en cherchant la récompense, tous ses péchés passés lui seront pardonnés." [1]





Elle est sur la vingt-septième nuit de Ramadan selon l'avis le plus fort. Une majorité de ahadith montrent cela, y compris le hadith d'Ibn Zurr Hubaysh qui a dit : "j'ai entendu Ubay ibn Ka'b dire quand on lui a rapporté que ' Abdullah Ibn Mas'ud a dit : " quiconque accomplit la prière de la nuit (chaque nuit) pendant l'année trouvera la Nuit d'Al-Qadr. " Il (Ubay ibn Ka'b) dit :"Qu’Allah lui fasse miséricorde, son intention consistait en ce que les gens ne (deviennent pas paresseux) et comptent seulement (sur une nuit). Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité digne d'adoration, c'est en effet pendant Ramadan. Et par Allah je sais quelle nuit c’est. C'est la nuit dans laquelle le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne. Elle est la vingt-septième nuit. Son signe est que le soleil monte à son après le matin brillant sans rayons."
Dans une version, elle est élevée à la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam). [2]





[L’imam Al-Albani dans son livre Qiyamu Ramadan (page. 18-19)]







La Nuit d'Al-Qadr doit être cherchée :




La Nuit d'Al-Qadr est dans les dix dernières nuits de Ramadan, selon la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) : "cherchez la Nuit d'Al-Qadr dans les dix dernières nuits de Ramadan." [Al-Bukhari et Muslim] Et elle survient dans une des nuits impaires plus probablement que sur les autres nuits, selon la parole du prophète (prières et bénédictions d’Allah sur lui): "cherchez la Nuit d'Al-Qadr dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan." [Al-Bukhari] Et elle est plus proche des sept dernières nuits, selon le hadith d'Ibn ' Umar que : " Quelques hommes des compagnons du messager d'Allah ont vu la Nuit d'Al-Qadr en rêve pendant les sept dernières nuits (de Ramadan). Donc le Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : "je vois que tous vos rêves s’accordent qu'elle (la Nuit d'Al-Qadr) est dans les sept dernières nuits. Ainsi quiconque veut la chercher, qu’il la cherche dans les sept dernières nuits." [Al-Bukhari et Muslim] Et c'est aussi basé sur le hadith de Muslim d'Ibn ' Umar que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : "cherchez-la dans les dix dernières nuits. Mais si l’un d'entre vous faiblit ou en est incapable, qu’il ne laisse pas les sept (dernières) nuits. "




Parmi les nuits impaires dans les sept dernières nuits, elle est plus proche de la vingt-septième nuit en raison du hadith de Ubay ibn Ka'b qui a dit : " par Allah, je sais quelle nuit c’est. C'est la nuit dans laquelle le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne. C'est la vingt-septième nuit" [Muslim]




La Nuit d'Al-Qadr n'est pas fixée à une nuit précise toutes les années. Plutôt elle change constamment. Ainsi un an elle pourrait survenir la vingt-septième nuit par exemple et autre année elle pourrait arriver la vingt-cinquième nuit, selon la volonté d'Allah et Sa sagesse. Ce qui nous amène à cela est la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa salam): "cherchez-la (c'est-à-dire la Nuit d'Al-Qadr) quand lorsqu’il reste neuf nuits, lorsqu’il reste sept nuits, ou lorsqu’il reste cinq nuits (c'est-à-dire respectivement la 21e, 23ème et 25ème sans mentionner la 27ème)."





Al-Hafidh Ibn Hajr a dit dans Fath-ul-Bari : "l'avis le plus le plus fort est qu'elle est une nuit impaire dans les dix dernières nuits et qu'elle change constamment."





Allah a caché la connaissance de son occurrence à Ses serviteurs par pitié pour eux pour qu'ils puissent augmenter leurs actions dans sa recherche pendant ces nuits honorables, en priant, faisant du dhikr et en invoquant. Donc ils ajoutent et augmentent dans la proximité d’Allah et Sa récompense. Et Il l'a aussi caché d'eux pour distinguer, ceux qui parmi eux luttent et font des efforts, de ceux qui sont paresseux et négligents. Jusqu’à ce que celui qui lutte constamment pour quelque chose, se manifeste dans sa recherche et se donne de la peine dans sa recherche et sa réalisation.





Et peut-être qu’Allah révèle son occurrence à certains de Ses serviteurs par des signes et des signaux, qu’il peut voir, de même que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a vu le signe qu'il serait prosterné dans la boue le matin suivant. Donc il a plut cette nuit et il a prié le matin (suivant) (Fajr) dans la boue.





[L’imam Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin dans son livre Majalis Shahr Ramadan (pg. 106-107)]




 
Notes de bas de page :
[1] Rapporté par Al-Bukhari, Muslim et d'autres d’après la narration d'Abu Huraira et par Ahmad (5/318) d’après la narration de ' Ubadah Ibn As-Samat. Le complément entre [...] lui appartient et à Muslim d'après Abu Huraira.
[2] Rapporté par Muslim et d'autres et il référencé dans Sahih Abi Dawud (1247)
Article tiré du site Al-Manhaj. Com
Traduit en français par les salafis de l’Est


« Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois que Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident. » (S33v36)
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MessageSujet: Re: Les textes à étudier   Dim 30 Juin - 3:30




Cours n°5


Zakat el Fitr (de la rupture du jeûne)






L’aumône de la rupture du jeûne est une obligation (Wajiba) Pour chaque musulman. La preuve est tirée du Hadith : d’après Ibn ‘Omar ( Qu’Allah l’agrée) :
« Le Messager d’Allah ( Paix et bénédictions sur lui ) a rendu obligatoire l’aumône de la rupture du jeûne par un saa’ de dattes ou un saa’ d’orge, pour chaque esclave ou personne libre,mâle ou femelle, petit et grand parmi les musulmans. Puis il a ordonné qu’elle soit remise avant que les gens ne se rendent à la prière (de l’Aïd) » [1].

 La sagesse de zakat el fitr : D’après Ibn ‘Abbass (Qu’Allah l’agrée) :
« Le Messager d’Allah ( Paix et bénédictions sur lui ) a imposé l’Aumône de la rupture du jeûne car elle purifie le jeûneur des paroles futiles et indécentes, de même qu’elle est une nourriture pour les pauvres. Celui qui l’accomplit avant la prière, elle sera une Zakat acceptée, quant à celui qui la donne après la prière, elle ne sera qu’une aumône parmi les aumônes » [2]

 Pour qui la zakat el fitr est-elle obligatoire ?
Elle est un devoir pour tout musulman libre, qui a de quoi se nourrir lui et sa famille pour au moins un jour et une nuit et qui dispose d’un surplus de nourriture. Celui-ci se doit de la sortir pour lui et tout ceux qui sont à sa charge, tels que sa femme, ses enfants, ses employés…Bien sûr, à condition que ceux-là soient musulmans.[3]

 La mesure de zakat el fitr :
Il doit sortir pour chaque personne à sa charge, la quantité de ½ saa’ de blé (Qamh) ou 1 saa’ de dattes, ou 1 saa’ d’orges ou 1 saa’ de lait desséché ou d’autres aliments que mangent les gens du pays, tels que le riz, les graines, les raisins secs… [ Soulignons que le ½ saa’ est spécifique au blé] La preuve est tirée du Hadith de Abou Saïd Al Khoudri (Qu’Allah l’agrée) :
« (Du temps du Prophète ( Paix et bénédictions sur lui ) nous sortions la Zakat El Fitr d’1 saa’ de nourriture,ou bien 1 saa’ d’orge, ou 1 saa’ de dattes, ou 1 saa’ de lait desséché, ou 1 saa’ de raisins secs » [4].
Quant au blé, la preuve se trouve dans le Hadith rapporté par l’imam Tahaoui, Vol 2 P42.

Qu’est-ce qu’1 saa’ ?C’est une mesure qui équivaut à environ 3 Kg (entre 2.5 Kg et 3 Kg) .[5]

 La nature de Zakat el fitr :
Il est très important de savoir que la majorité des juristes (Fouqaha) n’ont pas permis de sortir l’Aumône de la rupture du jeûne par son équivalent (El Quima), c’est à dire en argent ou autres. Quand à abou Hanifa, il l’a permis[6]. Toutefois la parole d’abou Hanifa ne peut être prise en considération, avec tout le respect et l’amour que nous avons pour nos Imams et nos Savants d’Ahl us-Sounnah. Nous allons répondre en 10 points à ceux qui se fanatisent sur cet avis. En cas de divergence comme c’est le cas ici, Allah nous dit :

Traduction relative et approchée : "Puis si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et à Son Messager[7]… " S4 V59

1) L’avis d’Abou Hanifa (Qu’Allah l’agrée) est un effort de réflexion de sa part, donc cela l’expose soit à tomber juste ou bien à se tromper, mais dans les deux cas il a une récompense, car c’est un « Moujtahid » [8]. Quant à la récompense, elle est tirée du Hadith : « Lorsque le juge fait un effort (dans un jugement), s’il tombe juste il aura deux récompenses et s’il se trompe il n’a qu’une récompense » [9]

2) La majorité des juristes s’est limitée à ce qui a été rapporté dans la Sounnah quant au fait de la sortir en nourriture.

3) A travers les Hadiths que nous avons cités, nous voyons que c’est le Prophète ( Paix et bénédictions sur lui ) qui a ordonné de la sortir en nourriture et Allah a dit dans le Coran :
Traduction relative et approchée : "Ô vous qui avez cru, ne devancez pas Allah et Son Messager [10]" S49 V 1.

A partir de ce moment, il ne nous est pas permis de devancer une parole sur celle d’Allah et de Son Prophète ( Paix et bénédiction sur lui ) Allah nous dit :
Traduction relative et approchée : "…Ce que le Messager vous donne prenez-le et ce qu’il vous interdit abstenez-vous en et craignez Allah car Il est dur en punition " S59 V7

4) Quant à ceux qui disent que notre époque est différente, il faut savoir que le Coran est valable pour tous les temps et tous les lieux. De même, nous pouvons ajouter à cela que l’argent existait déjà du temps du Prophète( Paix et bénédiction sur lui ) et l’on constate cela à travers le troisième piliers de l’Islam qui est la « Zakat » dont l’une de ses catégories est l’argent.

5) S’il avait été préférable de donner la Zakat El Fitr en argent au lieu de la nourriture, les compagnons du Prophète (Qu’Allah les agrées) qui étaient les meilleurs hommes que la terre n’ait jamais porté, l’auraient autorisé.

6) Si cela était permis, Allah nous l’aurait légiféré, or Allah nous dit :
Traduction relative et approchée : "Et ton Seigneur n’oublie point " S19 V64

7) Donner la Zakat El Fitr en nourriture, c’est faire revivre la Sounnah du Prophète (Paix et bénédiction sur lui )

8) Le Prophète( Paix et bénédiction sur lui ) a dit :
« Celui qui fait une œuvre non conforme à nos enseignements, elle sera rejetée » [11]

9) L’avis qui dit qu’il est permis de donner la Zakat El Fitr en argent est un effort de réflexion tiré de la raison (Ray), quant à l’avis qui dit que l’on doit la sortir en nourriture, c’est une révélation (Wahy) et Allah a dit au sujet du Prophète ( Paix et bénédiction sur lui ) :
Traduction relative et approchée : « Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; Ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée » S53 V3&4

10) Il ne faut pas oublier qu’Allah a dit :
Traduction relative et approchée : « …Vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [ à suivre] pour quiconque espère en Allah et au jour dernier …» S33 V21


Parmi les contemporains qui soutiennent cet avis, il y a le cheikh Mouqbel[12], savant du Hadith au Yémen, Le grand juriste cheikh Ibn Baz [13], Ainsi que le savant Ibn Jibrine [14], le grand cheikh Ibn ‘Otheimine [15] et beaucoup d’autres parmi les savants de Ahl us-Sounnah [16]. Bien sûr, cette liste de noms a été citée en tant que témoignage et non pas par fanatisme envers ces hommes, car ce qui nous importe, c’est le Coran, la Sounnah et la voie des compagnons uniquement.

Quand doit-on sortir la zakat el fitr ? D’après le Hadith d’Ibn ‘Omar (Qu’Allah l’agrée) :
« Le Messager ( Paix et bénédiction sur lui ) nous a ordonné de sortir la Zakat El Fitr et de la donner avant que les gens ne sortent pour la Salaat » [18]

On peut également la donner un ou deux jours en avance, mais pas au-delà. La preuve de cela est tirée du Hadith d’après Nafée’ qui dit qu’Ibn ‘Omar (Qu’Allah l’agrée) la donnait à ceux qui en avaient le droit. Il leur remettait un ou deux jours avant la rupture ( fin du mois de Ramadhan)[19].

Par contre, il n’est pas permis de la retarder après ce temps légal, sans aucune excuse. Comme cela est spécifié dans le Hadith cité plus haut : « …Celui qui l’accomplit avant la prière, elle sera une Zakat acceptée… ».

A qui doit-on donner la Zakat El Fitr ?
Elle doit être donné aux pauvres, d’après le Hadith d’Ibn ‘Abbass (Qu’Allah l’agrée) cité plus haut : « … et elle est aussi une nourriture pour les pauvres …».

Elle peut être donnée à un proche qui est dans le besoin ou à tout nécessiteux. Cela concerne la personne ayant juste de quoi subvenir aux besoins de sa famille ou moins que cela.

…Et Allah est plus Savant



Ouvrages de références :
Fiqh as Sounnah de Saïd Sabaq
Ijabat Assaïline de cheikh Mouqbel Al Wadi’i
Al Wajiz fi Fiqhi Sounnati wal Kitabou al ‘Aziz
Boulough al Maram d’Ibn Hajr al ‘Asqualani
Fatawi Zakat d’ibn Baz, ibn Otheimine, ibn Djibrine et Lajnatou Daïma lil IFTA
Irchadou Sary Hibadatou el Bary du cheikh Abou Malik, Mouhammad Ibrahim al Chaqrah
Foussoul Siyam wa Tarawih wa Zakat de cheikh ibn ‘Otheïmine
Minhaj al Mouslim du cheikh Abou Bakr Djaber Al Djazaïri



Recherche de abou Hajar

[1] Rapporté par Al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Abou Daoud, Nassaï et Ibn Maja.
[2] Hadith hassan (bon) rapporté par Ibn Maja et Abou Daoud
« …une aumône parmi les aumônes » : C’est à dire une Sadaqat.
[3] Ceci est tiré du Hadith d’ibn ‘Omar (Qu’Allah l’agrée) rapporté par al Bayhaqui et Daraqoutni, Hadith classé Sahih.
[4] Rapporté par Al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Abou Daoud, Ibn Maja et Nassaï.
[5] Tiré du livre Foussoul Fi Siyam wa Tarawih wa zakat, voir P30-31, chapitre zakat El Fitr .
[6] Ceci est évoqué dans le commentaire du Sahih Mouslim par le savant An-Nawawi, Vol 7 P60.
[7] « …Allah et à Son Messager » : C’est à dire au Coran et à la Sounnah (Extrait du tafsir d’Ibn Kathir) .
[8] « Al Moujtahid »[8] : C’est celui qui a un niveau très élevé dans la science et qui est en mesure de tirer des lois à partir des textes, pour les détails consultez Oussoul min ‘Ilm Al Oussoul de Cheikh Ibn ‘Otheimine.
[9] Rapporté par Al Boukhari N°7352 et Mouslim N°1716
[10] « …ne devancez pas Allah et Son Messager » :C’est à dire dans vos décisions et vos initiatives.
[11] Rapporté par Al Boukhari et Mouslim
[12] Voir Ijabat El Saïline P 125
[13] voir Fatawa Zakat P 76-77
[14] voir même ouvrage P74
[15] voir Foussoul fi Siyam wa Tarawih wa Zakat P30-31
[16] Pour ceux qui désirent consulter un ouvrage en français : Minhaj mouslim ( La Voie du musulman) d’abou Bakr Djaber al Djazaïri , chapitre de la Zakat. Pour les arabisants qu’ils consultent le même ouvrage, version arabe P322 dernière édition.
[17] voir Kitab Irchadou Sary Hibadatou El Bariy P22.
[18] Rapporté par Al Boukhari et Mouslim et autres.
[19] rapporté par Al Boukhari.

Tiré du site Al Baida
http://www.el-ilm.net/t232-zakat-el-fitr-de-la-rupture-du-jeune




Les règles concernant la prière de fête de rupture ainsi que les traditions qui y sont liées ?



Allâh a disposé plusieurs règles sur « al-’Aîd » qui sont :

  Qu’il est fortement recommandé que les gens fassent le « takbîr » [glorification d’Allâh] pendant la nuit de « al-’Aîd », du coucher du soleil du dernier jour de Ramadhân jusqu’à ce que l’imâm vienne accomplir la prière.

La façon de faire le « takbîr » se présente comme suit :

« ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, La ilaha illa ALLâh, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, wa LiLLeh il-Hamd » [1]

Ou dire trois fois comme ceci :

« ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, La ilaha illa ALLâh, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, wa LiLLeh il-Hamd »

Et tout cela est permis.

Et il leur est demandé que les voix soient élevées pour ceux qui récitent ce « Dhikr », dans les marchés, les mosquées et les maisons, mais les femmes ne doivent pas élever leurs voix.

   Qu’il mangent un nombre impair de dattes avant de sortir pour la prière de « al-’Aîd », car le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) n’a pas entamé le jour de « al-’Aîd » jusqu’à ce qu’il eût mangé un nombre impair de dattes.

Il doivent se limiter à un nombre impair comme le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) l’a fait.

   Ils doivent porter leurs meilleurs vêtements, et cela est pour les hommes.

Quant aux femmes, elles ne doivent pas porter de beaux vêtements quand elles sortent pour le lieu de prière de « al-’Aîd », car le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :

« Laissez-les sortir de manière décente » [2]

cela veut dire : dans des vêtements habituels [coutumiers] qui ne sont pas des vêtements extravagants. Il est interdit [Harâm] pour elles de sortir parfumées et maquillées.

  Il est recommandé selon certains savants que les gens fassent le « Ghousl » [les grandes ablutions] pour la prière de « al-’Aîd », parce qu’il est raconté sur le sujet que certains anciens l’ont fait.

Les grandes ablutions pour « al-’Aîd » est recommandé, comme il est prescrit pour le la prière du vendredi parce que l’on va rencontrer des gens.

Et si les gens font le « Ghousl » pour cette occasion, alors cela est bon.

   La prière de « al-’Aîd ».

Les Musulmans se sont unanimement consentis sur le fait que la prière de « al-’Aîd » est légiférée.

Certains parmi eux disent : c’est une Sounnah.

D’autres disent : c’est une obligation communautaire.

Et d’autres encore parmi eux disent : c’est une obligation individuelle, et que celui qui l’a délaisse est un pécheur.

Ils ont cité comme principe le fait que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a ordonné aux femmes vierges et [les femmes] célibataires, ce qui veut dire, celles qui ordinairement ne sortait pas, d’assister à la prière de « al-’Aîd », mais que celles qui avaient leurs règles [al-Haydh] devaient rester loin du lieu de prière, car il n’est pas permis [à une femme] ayant ses règles de rester dans la mosquée ; il lui est certes permis de traverser [la mosquée] mais pas de s’y installer.

Ce qui me semble le plus évident sur la base de preuve, c’est que [la prière de « Aîd »] est une obligation individuelle, et qu’il est obligatoire à chaque homme d’assister à la prière de « al-’Aîd » à l’exception de ceux qui ont une excuse valable.

Et cela est aussi la position de SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh).

[...]

L’imâm récite dans la première rak’ah : « Sabbih isma rabbika al-A’ala » [3] et dans la deuxième rak’ah : « Hal atâka hadîth ul-ghâchiyah » [4].

Ou il peut réciter la Sourate « Qaf » dans la première Raka’ah et la Sourate « al-Qamar » dans la seconde.

Les deux choix ont été authentifiés dans des traditions provenant du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam).

   Quand la prière du vendredi et « al-’Aîd » tombent le même jour, la prière de « al-’Aîd » doit être maintenue, comme doit être maintenue la prière de « al-Djoumou’ah », comme l’indique le sens apparent du hadîth de an-Nou’mân Ibn Bashîr rapporté par Muslim dans son Sahîh. Ceci dit, ceux qui assistent à la prière de « al-’Aîd » avec l’imâm peuvent aussi assister à [à la prière] du « Djoumou’ah » s’ils le souhaitent, ou ils peuvent prier la prière du zénith.

   Parmi les règles de la prière de « al-’Aîd », et cela d’après un grand nombre de gens de science, si une personne vient au lieu de prière de « al-’Aîd » avant que l’imâm ne vienne, il doit s’asseoir et il ne doit pas prier deux Raka’ah, car le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a prié « al-’Aîd » en deux Raka’ah, et il n’a pas fait de prière ni avant ni après. [5]

D’autres parmi les gens de science sont d’avis que quand une personne vient [à la prière de la fête] elle ne doit pas s’asseoir avant d’avoir accomplit deux raka’ah, car le lieu de prière de « al-’Aîd » est une mosquée, c’est la preuve de l’interdiction pour les femmes qui ont leurs menstrues [de s’y rendre], donc cela relève du même jugement que pour la mosquée, ce qui indique que [le lieu de prière de la fête] est une mosquée.

Ce qui entre dans la signification générale de la parole du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) :

« Si l’un de vous entre dans la mosquée, qu’il ne s’assoit pas avant d’effectuer deux Raka’ah ». [6]

Quant au fait que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) n’a pas fait de prière ni avant ni après la prière de « al-’Aîd », cela est dû au fait qu’il arrivait quand la prière [de la fête] avait commencé.

Ainsi donc, il est démontré que nous devrions prier les deux unités de prière de salutation de la mosquée sur le lieu de prière de « al-’Aîd », comme pour ce qui est du cas de toutes les mosquées, car si nous supposons du hadîth qu’il n’y a pas de prière de salutation de la mosquée pour le jour de « al-’Aîd », alors nous dirions qu’il n’y a pas pour la prière du Vendredi de prière de salutation de la mosquée , car quand le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) est arrivé à la mosquée du vendredi, il faisait le sermon ensuite il priait les deux Raka’ah, et puis il priait la Sounnah régulière du Vendredi dans sa maison, il n’a donc pas fait de prière ni avant ni après [à la mosquée].

Ce qui paraît vraisemblablement le plus juste est que nous devrions prier sur le lieu de prière de « al-’Aîd » les deux Raka’ah comme salutation de la mosquée, et avec cela nous ne devrions pas réprouver untel ou untel sur cette question, car c’est une question sur laquelle existe des divergences [de la part des savants].

Il ne doit pas y avoir de blâme sur les questions qui sont matière à divergence [de la part des savants], à moins qu’il y ait un texte clair fait de toute clarté.

De ce fait, nous ne devrions pas réprouver celui qui prie la salutation de la mosquée, comme nous ne devrions pas réprouver celui qui s’assied sans prier.

   Parmi les règles du jour de « al-’Aîd », il y a « ’Aîd al-Fitr » où l’on doit donner, en ce jour, « Zakât al-Fitr ».

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a ordonné qu’elle devrait être sortit avant la prière de « al-’Aîd ».

Il est permis de la sortir un ou deux jours avant cela, sur la base du hadîth de Ibn ’Oumar (radhiallâhu ’anhu) rapporté par al-Bukhârî :

« [...] Il la donnait un ou deux jours avant la fête de rupture [al-’Aîd]. » [7].

Et si celle-ci est sortit après la prière de « al-’Aîd », elle n’est pas considérée comme « Sadaqat al-Fitr », sur labase du hadîth de Ibn ’Abbâs :

« Quiconque la paie avant la prière, c’est une Zakât al-Fitr, et quiconque la paie après la prière, c’est une aumône parmi les aumônes. » [8].

Il est interdit de reporter cette « Zakât al-Fitr » jusqu’à après la prière de « al-’Aîd ».

Si celle-la est reporté sans excuse, c’est une Zakâh qui n’est pas acceptée, mais si la personne à une excuse valable tel que le voyage, et qu’elle n’a rien à donner ou personne à qui donner, ou qu’elle attend que sa famille la paie et qu’ils [sa famille] attendent qu’elle la paie, dans ce cas elle devrait la sortir quand cela s’avère être facile pour elle, quand même cela serait fait après la prière, et il n’y a aucun péché sur elle, car elle a une excuse.

   Les gens doivent se féliciter les uns les autres, mais le plus souvent cela se traduit par des comportements interdit de la part de beaucoup de personnes, au point que quand des hommes entrent dans les maisons, ils serrent la mains aux femmes dévoilées sans la présence de mahrâm [personne avec qui la femme ne peut se marier].

Certaines choses blâmables peuvent être pires que d’autres encore.

Nous voyons certaines personnes dénoncer ces gens là en refusant de serrer la main à ceux qui ne sont pas leurs mahrâms, mais ce sont bien eux [ceux qui serrent la main] qui sont injustes non pas ces personnes [qui refusent de serrer la main].

Et ce sont eux [ceux qui serrent la main] qui créer cette fracture, non pas ces autres personnes.

Mais il leur est obligatoire d’expliquer et de leur dire d’interroger des personnes de confiance parmi les gens de science [afin qu’ils vérifient ces actions].

Elles doivent leur dire ne pas se mettre en colère et de ne pas suivre les coutumes de leurs pères et aïeux, car ce n’est pas une interdiction permise ni même une permission interdite.

Elles se doivent de leur expliquer que si elles font cela, elles seront comme pour qui Allâh à dit (traduction rapprochée) :

« Et c’est ainsi que Nous n’avons pas envoyé avant toi d’avertisseur en une cité, sans que ses gens aisés n’aient dit : Nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion et nous suivons leurs traces. » [9]

Certaines personnes ont comme habitude de sortir au cimetière le jour de « al-’Aîd » afin de passer les félicitations aux occupants des tombes, mais les occupants des tombes n’ont aucun besoin de toutes ces félicitations, car elles jeûnent pas ni ne prient.

La visite des tombes n’est pas spécifique au jour de « al-’Aîd » ou au vendredi ou tout autre jour.

Il a été prouvé que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a visité les tombes le soir, comme mentionné dans le hadîth de ’Âisha rapporté par Muslim.

Et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Visitez les tombes car elles vous rappelleront l’Au-delà. » [10]

[...]

La visite des tombes est un acte d’adoration, et les actes d’adoration n’ont pas lieu d’être à moins qu’ils soient conformes à la Loi Islamique.

Certes le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) n’a pas spécifié le jour de « al-’Aîd » pour la visite des tombes, donc nous ne devons pas le spécifier non plus.

   Que les hommes le jour de « al-’Aîd » s’embrassent les uns les autres, il n’y a pas de mal à cela.

Que les femmes embrassent leurs « Mahrâms » [personnes avec qui elles n’ont pas le droit de se marier] il n’y a pas de mal.

Cependant, des savants le désapprouvent si ce n’est pour la mère que l’homme embrasse sur la tête ou le front, de même pour sa fille.

En dehors de ces deux catégories de personnes parmi les « Mahrâms » l’embrassade doit se faire sur les joues, cela est plus saint.

   Il est prescrit pour celui qui sort pour la prière de « al-’Aîd » d’aller par un chemin et de revenir par un autre, en suivant l’exemple du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) [11].

Cette Sounnah [tradition] ne s’applique pas aux autres prières, ni pour le vendredi ou pour toute autre prière, elle est spécifique à « al-’Aîd ».

Certains savants voient que cela est aussi légiféré pour la prière du vendredi.

Ceci dit, la règle en la question est que :

« Toutes actions qui trouve sa raison à l’époque du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et qu’il n’a pas fait, et qui est prise comme un acte d’adoration est considérée comme une innovation parmi les innovations. » [12]

Notes
[1] Qui veut dire : « Allâh est le plus Grand, Allâh est le plus Grand, il n’y a de dieu si ce n’est Allâh, Allâh est le plus Grand, Allâh est le plus Grand, et toutes les louanges sont à Allâh »
[2] Rapporté par l’Imâm Ahmad, Abû Dâwoud
[3] Coran, 87
[4] Coran, 88
[5] Rapporté par al-Bukhârî - n°964
[6] Rapporté par al-Bukhârî - n°444
[7] Rapporté par al-Bukhârî - n°1511
[8] Rapporté par Abû Dâwoud et al-Hâkim qui a dit : « C’est un hadîth authentique selon les conditions de al-Bukhârî » et authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh Abî Dâwoud - n°1420 » qu’il considère comme bon.
[9] Coran, 43/23
[10] Rapporté par Muslim - n°978
[11] Rapporté par al-Bukhârî - n°986
[12] Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 16/216-222
copié de manhajulhaqq.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine


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« Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois que Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident. » (S33v36)
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